Nous « trafikons » (relayons) ci-dessus l'information sur cette expo à la galerie Laure Roynette, même s'il est désormais trop tard pour la voir in situ !!!
« Sous le commissariat de Colette Poitevin, Laure Roynette et Marion Zilio, les questionnements de Luc Lapraye quant à la valeur de l’œuvre d'art sont mis en scène dans une présentation minimaliste et conceptuelle.
La réflexion aborde la proportion variable de l'ego chez l'artiste, puis évalue en prix au m² de la toile la valeur ajoutée à une œuvre, mettant en vis à vis le prix du matériau brut et celui du "produit" fini après intervention de l'artiste.
Plus loin l’œuvre, comme un bien de consommation courante, est protégée par un film plastique...que l'on manipule toutefois avec des gants !
Luc Lapraye y suggère enfin que l'Histoire et le Marché de l'art ne sont peut-être pas strictement antagonistes ; la valeur financière accordée à une œuvre après repérage et identification par le Marché contribuant souvent à sa reconnaissance par l'Histoire. Et vice versa...
Tous ces va-et-vient entre artiste, œuvre d'art, marché et musée questionnent la valeur marchande de l’œuvre d'art (en tant que bien matériel) et sa valeur immatérielle (en tant qu’œuvre de l'esprit). Celles-ci semblent indissociables et pourtant mettent en exergue la précarité des acquis en terme de reconnaissance et interrogent le statut de l'artiste. »